AESH : L’AMOUR DU RISQUE

AESH : L’AMOUR DU RISQUE

AESH




AESH :

L’AMOUR DU RISQUE






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Article publié dans la Quinzaine universitaire n°1455 du 9 juillet 2021
Par Sylvie MORANTE CAZAUX, secteur SNALC AESH





Pour les AESH, il n’existe pas de système de mouvement ou de mutations à proprement parler, comme pour les titulaires. Pour les AESH en CDD, la seule solution reste la démission alors que pour les AESH en CDI, il existe la portabilité du CDI.



Ainsi, lorsqu’un AESH est en CDI et qu’il souhaite changer de département ou d’académie, il conserve son CDI, à condition bien entendu d’être recruté lorsque des besoins existent dans le territoire d’accueil convoité. Sur le papier, c’est très clair. Attention cependant, l’administration n’effectue pas les démarches de transfert et il revient à l’AESH de faire acte de candidature dans le département souhaité. De plus, s’il venait à être recruté, la portabilité n’impliquerait pas nécessairement la conservation de toutes les clauses du contrat. Ainsi, le nouvel employeur n’est pas obligé de proposer la même quotité horaire.

Ces dispositions compliquent déjà sérieusement la tâche des candidats au départ, la quotité et les revenus étant souvent, de facto, revus à la baisse. Cela étant, la portabilité garantit une relative sécurité, le CDI étant conservé et la démission du département de départ ne se faisant qu’une fois la promesse d’embauche actée à l’écrit.

Cependant, tout le monde ne voit pas les choses sous le même angle et certains font prendre des risques inconsidérés aux candidats au départ. Il est apparu qu’une DSDEN peu scrupuleuse (dans l’académie de Rennes, pour ne pas la nommer) demande aux AESH en CDI de démissionner purement et simplement de leur poste avant toute étude de leur dossier !

Et de conclure : « Dans l’éventualité que nous ne puissions pas vous proposer un poste dans les 4 mois à compter de votre démission, nous pourrons toujours vous proposer [ndlr : ultérieurement] un CDD de 3 ans, renouvelable une fois avec possibilité d’une CDIsation au terme des 6 années. »

Le SNALC, croyant à une maladresse locale, est intervenu auprès du recteur de l’académie concernée. Cependant, l’absence de réponse nous laisse à penser qu’il ne s’agit pas d’un malentendu. Le SNALC fera donc connaître au ministère les pratiques honteuses de son administration afin que ces dernières cessent au plus tôt !





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