LES MÉDECINS SCOLAIRES : DE MOINS EN MOINS NOMBREUX MAIS DE PLUS EN PLUS ACCABLÉS

LES MÉDECINS SCOLAIRES : DE MOINS EN MOINS NOMBREUX MAIS DE PLUS EN PLUS ACCABLÉS

Lettre BIATSS




LES MÉDECINS SCOLAIRES :


DE MOINS EN MOINS NOMBREUX MAIS DE PLUS EN PLUS ACCABLÉS





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LE BIATSS 52 - Mars 2021
Par Frédéric Eleuche, Secrétaire national du SNALC chargé des personnels BIATSS
biatss@snalc.fr





Depuis une année, l’apparition du virus venu de Chine a bouleversé nos vies, nos habitudes et nos réflexions, qu’elle ait nous ait contaminés ou contraints à modifier nos obligations : le port du masque à lui seul n’a pas fini de faire sentir ses conséquences sur notre psychologie et notre comportement.

Pour nos infirmières et nos médecins scolaires, les précautions, l’accroissement de travail ont été marquants. La gestion de crise a envahi la journée de travail et chaque jour a montré un peu plus l’énorme déficit de médecins scolaires dont souffre notre École. En 2015, il restait 1200 médecins ; il n’en reste plus que 960 et peut-être moins encore en 2021 pour 12 millions d’élèves ! Certains départements sont même aujourd’hui dépourvus totalement de médecins scolaires. En outre, leur âge moyen est de 58 ans. Ils sont chargés de suivre donc en moyenne plus de 12 000 élèves chacun, mais parfois plus de 40 000 ! Non seulement les médecins ne sont plus candidats à la fonction de médecin scolaire mais on ne compte plus ceux qui quittent le métier : trop de travail, trop de tracas administratifs, mais trop peu de reconnaissance, trop peu de salaires.

Certes, un article du « Figaro » (1er mars 2021) soulignait la faiblesse du traitement d’un médecin scolaire (2 160 euros par mois) sans signaler que c’est le salaire du débutant, mais surtout sans préciser que le salaire de fin de carrière (hors classe) n’atteint pas 5 000 euros. Or, un médecin de ville gagne bien plus chaque mois et de toute façon, tous les médecins scolaires n’atteignent pas l’échelle lettre B ni son 3e chevron.

Et qui sait dans le grand public que ces médecins qui ont fait dix ans d’études sont encore obligés de passer un concours de la fonction publique, de suivre en outre une formation d’un an dont 8 à 16 semaines de formation théorique à l’École des hautes études en santé publique à Rennes ?

Le SNALC a eu beau participer aux groupes de travail ministériels spécialisés, il n’a entendu nulle part évoquer une revalorisation substantielle de leur rémunération susceptible d’attirer à nouveau les vocations.






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