REVALORISATION DES I.F.S.E. DES INFIRMIÈRES ?

REVALORISATION DES I.F.S.E. DES INFIRMIÈRES ?

Lettre BIATSS



REVALORISATION

DES I.F.S.E. DES INFIRMIÈRES ?





Image par iStock-160474710_┬®wragg




LE BIATSS 52 - Mars 2021
Par Frédéric Eleuche, Secrétaire national du SNALC chargé des personnels BIATSS
biatss@snalc.fr





Lors des précédentes réunions, le ministère nous avait clairement dit qu’il n’était pas mandaté pour étudier des revalorisations de traitements. Mais il admettait que les indemnités de fonction, de sujétion et d’exécution (I.F.S.E.) étaient insuffisantes, que la différence entre les montants des groupes I et II était trop élevée et qu’il acceptait de revoir les indemnités des personnels logés et non logés.

Il y a 6 073 infirmières non logées classées dans le groupe II et 957 logées dans le groupe II. Une minorité est classée dans le groupe I (256) essentiellement des conseillères techniques. La différence des montants de l’IFSE est justifiée par les responsabilités et le tutorat qu’elles exercent.

Pour les personnels non logés, il propose de faire passer le montant moyen de l’IFSE de 5 214 euros à 5 621 euros pour le groupe I et de 3 943 euros à 4 050 pour le groupe II.

Et pour les personnels logés, il propose de faire passer le montant moyen de l’IFSE de 2 806 euros à 3 035 euros pour le groupe I et de 2 097 euros à 2 225 euros pour le groupe II.

Le SNALC estime que ces propositions ne correspondent pas du tout à l’ampleur du problème : il y a encore trop de différence entre les groupes I et II, et trop de différence entre les logés et les non-logés. Le ministère accepte de revoir le problème d’ici la fin de l’année scolaire. Mais il refuse de supprimer la différence.

INDEMNITÉ DE RÉSIDENCE

Le SNALC aborde seul la question de l’indemnité de résidence. A ses débuts, l’indemnité de résidence compensait le coût des logements, surtout après la crise du même nom après la deuxième guerre mondiale. Les dix ou douze zones de résidence ont été au fil des années intégrées au traitement, mais aujourd’hui la France reste partagée en trois types de zones : celles où l’indemnité n’existe pas, celles où elle se monte à 1 % du traitement et celles où elle se monte à 3 % du traitement.

Les différences ne répondent plus à aucune justification. Sait-on que les fonctionnaires de la communauté urbaine de Toulon reçoivent une indemnité de 3 % mais que ceux de la communauté de Nice ne reçoivent que 1 % ? et que des dizaines de communes dans le reste de la région Provence Alpes Côte d’Azur en sont privées ? Pourtant personne n’osera dire que le coût de la vie y est moins cher !

Or, sur un traitement brut de 2 000 euros par exemple l’indemnité peut être de zéro euro ou 20 euros ou 60 euros. Ce n’est pas rien surtout en un moment où le gel du point d’indice nous est confirmé pour 2022, après l’élection présidentielle, ce qui s’interprète comme rien avant 2023 vu que le budget ne se vote qu’à l’automne 2022 si tout va bien !

Le ministère reconnaît que la question de l’indemnité de résidence a été soulevée aussi lors du Grenelle de l’éducation et qu’il faudra revoir la question, mais elle ne dépend pas du directeur des personnels !





SNALC © 2018
Association déclarée - Syndicat de salariés
N°SIREN 784 312 282
4, rue de Trévise 75009 Paris
Hébergement : ovh.com
Site optimisé pour Chrome et Firefox